Bienvenue sur mon blog, entièrement dédié à mes voyages et aventures à travers le monde! Par l'entremise de cette page, j'espère vous transmettre: émotions, passions, rêves et sourires. Bonne lecture
C’est le cœur léger et le ventre pratiquement vide que je quitte Varadero à 6 h du matin.
Le plan : Me rendre en taxi jusqu’à la station d’autobus et trouver un petit restaurant. Malheureusement, il n’y en a aucun près de la station… mais la bonne nouvelle, c’est qu’un taxi me propose de m’amener à la Havane pour 50 pesos. J’explique au chauffeur que j’ai plutôt l’intention de prendre le bus dans une heure pour 10 pesos. Il acquiesce et retourne dans sa voiture. Dix minutes plus tard, il baisse sa vitre et et me lâche un wack : Hey my friend, for 20 pesos I bring you to Havana NOW… J’accepte sans trop penser.
En gros, je sauve 2 heures sur mon itinéraire et en plus, le chauffeur est sympa. Il n’y a qu’à un moment où j’ai un peu freaké. Le chauffeur change de direction sans rien me dire dans le but d'aller chercher un mec qui attendait le long de la route… Le gars s’assoit derrière… et devinez quoi… : Rien!
En fait, il se trouve que le gars était un bon ami du chauffeur et que ce dernier l’amenait à sa job pour lui éviter de prendre le bus bondé. Le gars étant super bavard m’explique qu’il travaille présentement dans une usine et qu’il pilotera bientôt lui aussi des taxis, car c’est plus payant et plus agréable.
La ride dura environ 2h. La route qui longe l’océan, la musique cubaine à fond la caisse, le chauffeur qui me parle de sa famille et de la situation du pays... tout ca restera un bon souvenir!
...
Deux heures passent... le taxi me dépose en plein cœur de la Havane et je quitte le chauffeur en lui laissant des trucs que j’avais acheté ici au Québec. Des petits trucs, surtout pour ses enfants. À ce moment, je suis un peu déçu, car il déclina mon invitation à prendre une photo de lui et de son taxi… mais bon, il venait quand même de faire un acte illégal en m’amenant ici.Mon regret? Je ne me souviens plus de son nom… Pedro, Gringo, Paolo…. À bientôt!

Je quitte à peine le taxi (je ne fais même pas 10 pas…) qu'un jeune couple de cubain m’aborde avec énergie et gentillesse…. En gros, il m’explique qu’il y a un grand festival aujourd’hui et que si je le désire, ils m’y amèneront volontiers.
Sur le chemin, ils me présentent tout pleins de trucs, m’offrent un christie de gros cigare, une pièce de collection du Che et m’amènent finalement dans le bar célèbre pour y avoir accueillit à plusieurs reprises le célèbre Ernest Hemingway… je flotte… comme dans un rêve, je ne suis pas trop sur de comprendre ce qui se passe… Il n’y a que 5 minutes que je suis dans cette ville et on dirait que je m’y promène avec deux bons amis… WTF? Ok les cubains sont chaleureux, mais y’a des ostis de limites.
Nous buvons un Moijito pas très bon, j’inscris mon nom sur le fameux mur (bonjour l’attrape touriste) et discutons un peu… ils posent beaucoup de questions, surtout la femme… D’ailleurs, ma tendance parano-hippochondriaque commence à faire son effet : ‘’ Et s’ils avaient drogué mon drink? Et si ce n’était pas du tout le célèbre bar de Hemingway… STOP… Bordel… ‘’ Ok, oui je suis dans une petite ruelle lugubre, mais putain, j’suis pas au Liban…les Cubains ont bien trop peur de Fidel!
Finalement, je commence à sentir l’affaire. La femme m’explique qu’elle travaille dans une fabrique de cigare… et que je pourrais en avoir à très bons prix.
Bon ok… je sacre mon camp tout de suite ou je vais voir un peu?
‘’ Ok maybe if its cheap… I dont really have money for that…’’
J’entre finalement dans un petit appartement avec deux gars en bédaine... un gars qui est éffouaré sur le divan crasse et l’autre qui se tient près d’une table avec 3 ou 4 boites de cigares…
Tout ça pour dire que les cigares étaient beaucoup trop dispendieux et que j’ai quitté le sal appartement avec une toute petite boite et de tout petits cigares.
‘’I have to talk with him, go back in the restaurant i’ll come in a minute.’’

Je m’assois... le gars est pu là… j’ose pas vraiment terminer mon mojito… les minutes passent…la fille ne revient pas, le barman me dévisage… maudit bel épais que je suis.
Welcome Cuba! Siiii
Bon... c’est bien beau le niaisage… mais j’ai quand même une ville à visiter…. Et faudrait pas que je sois encore là lorsque le couple de cubain reviendra avec un autre idiot de touriste.
La suite...
Ok, on repassera pour l'accueil!
Je quitte la petite ruelle rapidement et retrouve le boulevard Prado (là où il y a le Capitolo: première image de cette page.)
Cette rue est rassurante, utlra passante. Je m'arrête à un petit resto pour prendre mon premier repas de la journée. Un sandwich au jambon dans un pain un peu sec, mais nourrissant tout de même. Tout ca accompagné d'une bonne bière !

Prochaine étape? Le musée de la révolution! Faut dire que j'avais de grandes attentes... à part le bateau qui a servi a transporter les troupes rebelles ainsi qu'un petit tank et quelques photos réussites, le musée devient rapidement redondant... De plus, lorsque j'y étais, il était en rénovation et il y avait des gardes partout! C'est donc dire que je ne garde pas un souvenir très fort de ce musée, même s'il ne fut pas déplaisant. Certaines pièces étaient remarquables par leur architecture:

Attention: Le prochain passage risque d'ébranler certaines âmes sensibles... allez coucher les enfants et tout au long de votre lecture, rappelez vous que j'étais pratiquement en situation survie... ou en situation Idiotie Part 2.
Alors voilà... vous vous souvenez du sandwich au pain sec? Bah disons que... la nature humaine étant ce qu'elle est et avec les émotions de ce matin... le processus de digestion semble être en fin de quart de travail.
En entrant ici... je suis ébranlé... Wow.. ma première toilette un peu crado de la Havane! Fak j'commence à prendre pleins de photos... malgré l'envie qui pousse.
À un certain moment... après avoir cherché les bons angles... ca suffit, je dois m'exécuter.
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Libéré du travailleur qui commencait à faire de l'overtime, je me relève et constate une chose qu'on ne veut vraiment pas constater.... il n'y a pas de fucking papier de toilette.
Je fais quoi? J'peux pas sortir de la toilette les fesses... souillées et demander à un fucking garde de l'armée : '' Do you have some fucking toilet paper!?''
Pense... non.... je peux quand même pas faire ca... non...
Bon ok! Il se trouve dans mon sac à caméra photo... une carte de fête que mes parents m'avaient donné et que j'avais oublié là... je ne sais pas trop comment...
Shhhhlik... shhhhlik: Sépare la carte de bonne fête en 3. Rationalisons... comment augmenter l'efficacité du processus? Voilà les 2 premiers morceaux servent à remplacer le papier... et j'utiliserai le dernier dans l'espoir de me ''patcher'' le cul en attendant de trouver mieux!
... Vous pensez que c'est terminé? Hey boy... À peine ai je le temps de remonter mes pantalons que la femme de ménage entre dans la toilette... Wtf... qu'est ce qui se passe ici?

La femme semble vraiment ébranlée... je ne sais pas si c'est par la situation ou par l'odeur... mais bon... tout ca me gêne au plus au point... Et vous savez quoi? Le travailleur est encore là... il n'est pas rentré au bercail encore.. Sans trop me forcer pour les adieux, j'active le lévier sous les regards de la femme de ménage... Clic.. Rien... Clic... Rien... Putain... qu'est ce que je fais... J'ai chaud, je dégoûte.. Clic... La femme me regarde toujours... ellle s'avance (je vois encore cette scène au ralenti...) Non elle peut pas faire ca... non... quand même...
Bah criss... Oui! Elle s'avance... ouvre le capot de la toilette et la flush manuellement. Comme pour mettre le clou dans le cercueil... je reste là... et j'observe ces yeux qui EUX observent l'ami et la carte de fête en piètre état....
Bon... ok... je sacre mon camp!
Je fais quelques pas et entant: '' Sir... you have to pay for the toilet..''
Sacrament.
...
Je passai le reste de la journée à vaguabonder dans la havane. Après avoir trouvé une casa particular (chambre louée par une famille cubaine locale.. dans leur maison) je sens le besoin de bouger.. alors je décide de marcher... 1ère étape... marcher le long de l'océan sur le célèbre boulevard Malecon.
Parrait qu'à une certaine saison... les vagues se transportent jusque dans la rue.
Je croise beaucoup de jeunes ici... plusieurs se jetent à l'eau histoire de se rafraichir. Comme on peut le voir sur la prochaine photo, nous sommes loins des plages de Varadero:
Cette longue marche me donnera l'occasion d'observer un fait de la Havane... les vieilles voitures sont superbes! D'ailleurs, le long du Malecon, c'est l'occasion rêvée de les observer. J'me suis donc amusé un peu avec photoshop pour celle là : 
Le Malecon, c'est beau, mais c'est vachement long... alors je décide de bifurquer dans le coeur de la ville... Je me retrouve dans un milieu plus aisé... malheureusement, je n'ai pas pris de photo... en fait... il n'y avait rien vraiment à photographier... l'atmosphère de ce quartier était envoutant. Ca me faisait beaucoup penser à un Outremont Cubain... plus loin sur mon chemin, je croiserai des Universitaires qui m'orienteront pour ma prochaine étape: La Plaza de la Revolution! 
Hasta la victoria siempre! Cette fameuse phrase que prononca Ernesto Guevara. Je me gâte ici en vous suggérant un excellent film: Carnets de voyages. On y voit un Che très jeune... bien avant la révolution. C'est avec El bo bonhommo: Gael Garcia Bernal.
Peu importe... cet arrêt se retrouve sur la majorité des tours organisés... y'a qu'à voir tous les bus et les touristes à proximité.
En face se trouve le memorial de José Marti... le ciel un peu plus sombre m'a donné la chance de réaliser de superbes photos:
Bon, j'en suis où avec tout ca? J'ouvre ma map et je réalise que j'ai marché environ 15 kilomètres depuis ce matin... et je me trouve présentement relativement loin de la casa particular... bien que l'option du taxi me passe par la tête à plusieurs reprises... je fais la tête forte et j'opte pour la marche...
Afin de mettre un peu de piquant à cette marche... je me donne comme défi de me rendre au capitolo sans utiliser ma map...
L'égo mâle étant ce qu'elle est, je me retrouve dans un quartier TRÈS pauvre... Pas de photo encore une fois... Je me sentais trop mal de prendre des photos... surtout que je voyais les gens me regarder et se dire probablement : qu'est ce qu'il fou là bordel... Les 10 premières minutes... mon jeu est drôle... mais lorsque ca fait une heure que je marche dans des rues où reignent un coulis jaunâtre, de la merde de chien et des gens qui me dévisagent... le jeu commence à être moins drôle...

Surtout au moment où je réalise que j'ai déjà passé à cet endroit... c'était trop.
J'ouvre mon lonely planet et voit que je ne suis pas trop loin.... mais que depuis 1 heure... je tourne en rond dans le même quartier... Curieux de savoir où je me trouvais... je fouille un peu dans le lonely et voit un truc du genre: Ce quartier est le plus pauvre de la Havane et nous ne suggérons pas aux voyageurs de s'y aventurer innutilement...''
Bon, UN: Mon guide était vieux et 2: je suis toujours en vie.
Ok...j'crois pas qu'on m'aurait invité à souper.... mais ce n'était pas si pire.
Finalement, je retrouve le Capitolo... j'suis brulé bin raide et surtout affamé. Je me trouve une petite terrasse charmante et passe la soirée ici en compagnie de touristes avant de retourner me coucher.
Fin du jour 1